Inside-Out Joburg

Marie-Dominique Dhelsing Inside-Out / Joburg 

présenté du 18 au 23 novembre 2014 dans Populaire Populaire Mois off de la photo

au 6B  – 6 Bis Quai de Seine Saint-Denis

Rencontre avec Marie-Dominique Dhelsing au 6B mardi 18, mercredi 19, samedi 22  et dimanche 23 novembre.

Performances le samedi 22 novembre 15H  et 18H.

Séance de 18H suivie d’une lecture du poète sud-africain Denis Hirson.

http://www.le6b.fr/event/6b-mois-off-de-la-photo-populaire-populaire-3/

Le projet d’exposition Inside-Out / Joburg de Marie-Dominique Dhelsing dans le cadre de Populaire Populaire présente une installation avec vidéos, photos et un film diffusé en salle de projection, d’une performance et d’une extension photo dans la ville de Saint-Denis.

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Ce travail recompose des éléments issus d’une résidence effectuée à Johannesburg en 2009, organisée par des collectifs d’artistes menant un travail en lien avec l’environnement urbain, les Scénographies urbaines et Joubert Park Project (JPP). JPP était basé au Drill Hall, dans le secteur de Joubert Park, au centre ville de Johannesburg, ancien quartier blanc de la finance, aujourd’hui habité par des noirs sud-africains et des immigrés de tout le continent, la plupart squattant ou vivant dans la rue. Il s’agissait de vivre et travailler dans ce quartier durant la résidence, et de restituer le travail dans l’espace urbain. Les tensions et les violences du quartier ne permettant pas de sortir une caméra ou un appareil photo, j’ai choisi de travailler notamment dans un gym de boxe, avec un ring installé à la place d’une station essence, séparée par une grille de la rue, constituant une véritable scène urbaine. Ce lieu me paraissait aussi emblématique des combats des personnes du quartier et des luttes à l’échelle du pays, s’y entrainaient des femmes et des hommes, des champions et des débutants, y vivaient des personnages improbables comme un poète congolais, un ancien combattant de la lutte anti-apartheid…

Les éléments choisis pour construire ce projet sont :

La projection de la vidéo d’une performance, Battle of love sous forme de combats dansés avec un couple, un danseur de Soweto et une jeune femme belge formée au ballet contemporain, étant moi-même arbitre à la caméra. Je m’expose en même temps que les personnes que je filme, en étant dedans et dehors à la fois, dans la rue et pas dans la rue, dans ce combat et pas dedans…

Battle of Love 4

Une évocation du salon de coiffure mixte, ouvert sur la rue, dans lequel je proposais des vidéos, « Protest » avec Terence, un boxeur qui milite pour les droits des femmes vendeuses de rue, ou encore celle avec Keorapetse Kgogitsile, poète lauréat d’Afrique du Sud, en exil du temps de l’apartheid, à qui j’avais demandé de s’adresser aux habitants du quartier… Ici j’ai choisi de présenter la vidéo du poète.Diif hair salon Battle

Les photos d’une exposition dans la salle d’entrainement du gym de boxe de photos des boxeurs du gym que j’avais pris dans la « pause », en regard des images photocopiées de leurs champions de boxe qu’ils avaient accrochées au mur.

Nelly au gym1

Durant ma résidence à Johannesburg, j’ai continué un travail commencé à Kinshasa, avec un téléphone portable sous forme de plans muets, au ralenti de travellings dans la ville qui sera présenté dans une installation

J’ai pu rarement filmer avec un téléphone ou un petit appareil numérique en me déplaçant dans Johannesburg. Ces séquences rendent à l’état brut, mes premières vues de la ville…

Cela donnera lieu à un film Notes de Johannesburg diffusé en boucle dans la salle de projection.

  • CaptureTerenceNotes

Enfin, durant cette résidence, j’ai réalisé un blog qui était diffusé chaque jour sur les pages web d’Arte. … Carnet de notes pour villes,… Johannesburg où je pars dans le cadre d’une résidence qui a pour enjeu d’interroger les complexités et les changements d’un quartier du centre ville en y vivant, en essayant de construire des relations avec les communautés locales, de partager des expériences. Tentative d’approcher des lieux autrement que d’en haut, en marchant dans les quartiers, en discutant avec les gens dans la rue, avec les «people from the floor ». Je reprendrai des éléments de ces notes que je mettrai en relation avec les réalisations que j’ai pu effectuer sur place, mes choix de restitution.

Ce récit d’expérience sera présenté lors de deux performances de Marie-Dominique Dhelsing

samedi 22 novembre à 15H et 18H dans la salle de projection

La séance de 18h sera suivie d’une lecture du poète sud-africain Denis Hirson.

Hirson1

Denis Hirson est né à Cambridge en Angleterre. Il a vécu jusqu’à l’âge de 22 ans en Afrique du Sud où il a fait des études d’anthropologie, avant de s’installer définitivement en France en 1975. Il est maître de conférence en anglais à l’Ecole Polytechnique et écrivain. Il a publié sept livres, la plupart portant sur la mémoire des années d’apartheid, dont, en français, La maison hors les murs (éd. Autrement, 1988) et le recueil de poèmes, Jardiner dans le noir ( Le Temps qu’il fait, 2007). Il a dirigé trois anthologies en français, Poèmes d’Afrique du Sud (Actes sud, 2000), Afrique du sud, une traversée littéraire (Philippe Rey/ Institut français 2010) et Pas de blessure, pas d’histoire (Maison de la poèsie Rhône-Alpes/ Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne, 2013). Deux livres, le roman The Dancing and the Death on Lemon Street et Worlds in One Country, brève histoire de la littérature sud-africaine jusqu’en 1994, ont été publiés par Jacana (Johannesburg) en 2011.

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